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L'école primaire catholique Vedruna dotée d'une bibliothèque

Fruit du parternariat avec l'AOE : Dans la commune de N'Djili, l'école conventionnée catholique Vedruna est pourvue d'une bibliothèque. Etabli au quartier XIII, cet établissement d'enseignement primaire et préscolaire est l'œuvre des religieuses de la congrégation carmélite de la Charité. La bibliothèque est dénommée Martine Cuennet, elle est l'œuvre du partenariat avec l'Association l'œil de l'Enfant, AOE que préside depuis Lausanne en Suisse, M. Ferdinand Mbala Zi-N'Sielele. La cérémonie inaugurale a eu lieu vendredi dernier à l'école.

 La journée a été honorée d'une forte présence d'élèves et du personnel enseignant rangés à la suite respectivement de la Sœur supérieure Muria et de la Sœur directrice Thècle Muzinga. Le représentant résidant de l'Association, M. David Makinsasa a conduit une forte délégation constituée d'élèves et du personnel enseignant de l'Ecole gratuite Luzala du quartier XIII/N'Djili, une des œuvres de charité de l'AOE à Kinshasa.

Il a inscrit la cérémonie dans la droite ligne des objectifs que s'est assigné l'Association, dont notamment celui d'aider les écoles à se pourvoir d'une bibliothèque. Dans cet ordre d'idée, a-t-il souligné, les efforts sont canalisés vers la promotion de la lecture, car le livre regorge une somme de savoir nécessaire à la transformation individuelle et collective. Le quartier XIII, situé en retrait des communes de N'Djili et de Kimbanseke, est réputé défavorisé, sur le plan notamment de l'accès de ses habitants à la culture. Aussi dans son mot de circonstance, le représentant de l'Association a-t-il émis le vœu que les portes de cette bibliothèque soient ouvertes au public. Ce nouvel acquis porte ainsi à deux le nombre de bibliothèques à consultation gratuite établies dans ce quartier, la première localisée dans l'enceinte de l'école Luzala. Pour assurer un partenariat suivi, l'Association a demandé qu'un rapport d'activités lui parvienne une fois tous les six mois.

« Une surprise agréable », a confié la Sœur supérieure

« En tant qu'école catholique, nous avons un projet de bibliothèque. Voilà que notre partenaire nous réserve une surprise agréable qui nous enchante et en même temps nous stimule », a livré à la presse la Sœur supérieure. Dans son discours, elle a présenté avant tout des remerciements à l'Association, mettant ensuite un accent sur l'importance du livre dans la formation. « En ce moment où voient le jour les écoles de notre congrégation, ces gestes sont à encourager. Cela est un apport à notre projet de bibliothèque. Le livre, c'est quelque chose d'important. C'est vrai que nous sommes à l'ère de l'informatique, mais le livre est irremplaçable. Le lot qui nous est parvenu comprend des livres scolaires, romans pour jeunes, Bandes Dessinées (BD), dictionnaires et autres. Il est temps qu'on apprenne aux enfants à bien lire. Il faut ajouter à la connaissance acquise à l'école celle qui vient de la lecture. Car le livre est un monde du savoir par excellence. Nous souhaitons que la bibliothèque soit davantage enrichie aussi bien par la diversité que par le nombre de livres », a-t-elle relevé.

La sécurité des livres garantie

« Les livres sont bien sécurisés. Les jeunes du quartier nous font confiance. Et, dans ce sens, rien de fâcheux ne pourrait venir d'eux, même si l'école est à sa première année scolaire. Nous attendons des enseignants une utilisation rationnelle de ce nouvel acquis. Un enseignant qui ne lit pas aura sans cesse des difficultés à renouveler la matière et l'adapter aux besoins courants des élèves. Nous avons prévenu les parents et leur avons demandé de nous envoyer leurs enfants pendant les vacances », a déclaré la Sœur directrice. « Pour développer la connaissance, la bibliothèque est un plus à l'enseignant. Les élèves qui s'y habituent dès leur jeune âge posent moins de problèmes notamment d'assimilation de la matière », a indiqué la monitrice de la maternelle des 5ans, Mme Francine Sukama.

Pour sa part, la mère de l'élève Ngandu Fatima de la 3ème année est d'avis que les parents et l'école doivent adopter une ligne de conduite commune, s'ils veulent que la bibliothèque profite véritablement aux enfants », a-t-elle affirmé. Un point de vue que partage l'enseignant Paul Diazezo : « Quand on n'a pas de bibliothèque, l'on ne sait pas se ressourcer. L'école a marqué un pas en avant en nous facilitant la tâche pour la préparation de la matière à dispenser. Désormais, nos préparations seront enrichies. Si les parents ne sont pas formés sur l'importance de la bibliothèque, ils seront incapables de s'assumer comme partenaires pour la formation de leurs enfants. Et cela relève de la responsabilité de l'école », a-t-il dit.

Payne

http://www.groupelavenir.cd

Dernière modification le vendredi, 14 décembre 2012 19:58
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